Ma femme et moi sommes de fervents admirateurs de Bourvil. Ce grand comédien trop vite disparu, était exceptionnel de talent. Il excellait dans le dramatique , dans les comédies, bien sur et sur les planches au théatre. Dans le domaine artistique de la chanson, son répertoire était très varié, drôle et tendre à la fois à l'image de lui.
A travers cet article, je n'ai pas la prétention de raconter la totalité de sa carrière mais de présenter cet artiste à de jeunes générations qui ne l'ont presque pas connu.
André Raimbourg, alias Bourvil (ou durant la "Débâcle", à Arzacq en juin 1940, et en 1941-début 42, Andrel en référence à Fernandel qu'il admirait tant), n'a jamais connu son père, tué durant la Grande Guerre. Il passa son enfance avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, un agriculteur nommé Ménard, dans le village de Bourville (qui lui inspira son nom de scène). Il épousa Jeanne Lefrique (1918-1985) le 23 janvier 1943 avec qui, il eut deux fils.
Après un apprentissage de boulanger, il partit en région parisienne pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Jeune artiste en quête de succès, il s’installe avec son épouse, à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits (il y restera jusqu’en 1947).
Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c'est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945. C'est d'ailleurs avec cette chanson qu'il fit sa première apparition au cinéma, en 1945 dans La ferme du pendu, de Jean Dréville
BOURVIL PENDANT LE TOURNAGE DU CORNIAUD
Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentils, parfois un peu bêtes ou naïfs, comme les rôles qu’il a tenus face à l’énergique louis de Funés : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès.
Bourvil a cependant tenu des rôles plus dramatiques, comme l’homme à tout faire dans l'arbre de Noel dans lequel il aide un petit garçon atteint d'une leucémie à assouvir sa passion pour les loups. Dans ce film comme dans les films comiques, le spectateur peut facilement s’identifier au personnage joué par Bourvil, car c’est un homme simple. On peut aussi citer son rôle de Thénardier dans l’adaptation cinématographique des Misérables ou encore son avant-dernier rôle, celui d’un commissaire de police dans le cercle rouge de j.p melville
Bourvil était un homme très cultivé. Son ami georges Brassens devenu son voisin à Montainville, confiait qu’il était le parfait honnête homme, façon 17 e siécle et lui suggérait des lectures. Il partageait avec Brassens une connaissance encyclopédique sur la chanson française. Il connaissait aussi jean paul sartre et on pensa à lui pour la comédie française
BOURVIL DANS LA PIECE DE THEATRE : LA BONNE PLANQUE ! IL EST HILARANT !
VOICI SA FILMOGRAPHIE COMPLETE ! Pour chaque film, je mentionne le nom de son role et sa profession :
1951 : Le Passe-Muraille (Mister Peek a Boo) de Jean Boyer : Léon Dutilleul, modeste fonctionnaire(**) (« Mister Peek a Boo » dans la version anglaise)
Tiens samedi dernier , nous sommes allés sur les pas de Bourvil à Prétot- Vicquemare et à Bourville. Je ferai prochainement un petit reportage sur notre blog.<br />
Amitiés, fabienne
merci pour tes visites chez moi...je vois que nous sommes voisins..Coutances...pas très loin d'Isigny..<br />
très belle ville..épuisante à visiter, avec toutes ses côtes !!<br />
Bourvil, on adore à la maison !!!<br />
à bientôt